Une bien belle manifestation ce samedi 9 février

par 10 Fév, 2019En Ariège0 commentaires

10h10 : Je suis en grand retard comme de coutume, m’harnache et descends.
Je remonte vers les allées de Villote : il y a un tantinet plus de monde qu’hier. Echange de saluts avec plusieurs personnes déjà croisées sur les manifestations.
J’aperçois Messire Fabien qui me voit au même moment, je me dirige vers le petit groupe, fais le bisou à mon coordinateur préféré. 
Monsieur le Député viens vers moi, je lui montre le sac vert disant que je suis venue avec “mon petit nécessaire” selon son expression, ce qui nous fait rire. 
Il fait bien chaud ce jour encore j’enlève mon manteau mais pause une écharpe magique sur mon petit dos.

Hum ! Gros câlin à Dame Mireille qui me donne l’info sur la casse de l’hôpital du Val d’Ariège le CHIVA que je lis : C’est encore pis que l’an dernier lorsque nous faisions signer la pétition. Il est grand temps d’arrêter les savonnettes en leurs œuvres de destructions massives ! 
Je ne sais à quelle heure la manifestation s’ébranle vers le grand rond point des hauts de Villote : des Gilets Jaunes l’investissent avec de grandes banderoles dénonçant les violences policières, la casse sociale et… Bref, la politique mortifère des savonnettes.
Les gens nous ont rejoint, nous sommes bien trois cents en sachant que beaucoup sont allés-es manifester à Toulouse : bref, le mouvement ne s’essouffle point et c’est tant mieux ! 
Je me rapproche de La Chorale Engagée : Zut ! J’ai omis de prendre mon cahier de chant ! Hum, il y des chanteurs-ses que je ne connais point : Je me renseigne, il s’agit de La Chorale Pirate de La Bastide de Sérou. 
La manifestation s’ébranle de nouveau vers la rue de Lespinet : la côte est toujours aussi rude pour moi en poussant messire caddie. Pour autant le pis est à venir : la descente vers la Préfecture en laquelle messire caddie m’entraîne un tantinet trop vite au grand désespoir de mes chevilles. 
Je regarde bien ce que fait l’hélicoptère qui bourdonne au-dessus de la ville depuis ce matin : il amène bel et bien du matériel pour les travaux de Mon Château d’Amour. Me voilà en colère pour de bon ! Il y a des années qu’un horrible treuille enlaidie l’arrière du Château : pourquoi se servir d’un hélicoptère qui doit coûter une fortune à l’heure et qui pollue plutôt que dudit treuille ?!?
Dame Bénédicte nous rejoint en la côte qui monte vers la Préfecture. Pfiou, nous les aimons Nos Député-e-s et je ne déroge point à la règle, voilà ses joues toutes couvertes de bisous. Elle rejoint Messire Michel en queue de manifestation : quel plaisir de les voir l’un-e nous soutenir en nos luttes pour les Jours Heureux ! 
Outch ! Les petites côtes deviennent rudes à monter : merci à Dame Sylvie qui propose son aide et pousse en mon dos afin de soulager les douleurs de môsieur mon corps. 
Arrivée non loin de la Préfecture une dame en sa chariote veut sortir du parking et traverser le cortège : ben non, nous ne sommes point décidés-es à vous ouvrir une haie pour votre passage. Bien au contraire, nous nous installons mieux à écouter les deux chorales nous régaler les oreilles, l’âme et le cœur. 
Quatre chansons plus tard le cortège s’ébranle de nouveau vers l’hippodrome. Nous sommes sensés-es revenir en ville mais le plus gros de “l’escadron” décide d’aller bloquer le tunnel. Nous installons à les attendre sur le trottoir dudit hippodrome puis assises sur les parpaings à papoter… politique bien sûr !

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Dame Sylvie me donne le rollet des revendications des Gilets Jaunes d’Ariège que je lis. 
J’y suis tellement accoutumée que je ne prends point garde à cela : Messire Claude de La Chorale Engagée fait la remarque que la Culture est oubliée comme toujours : Ah ça ! Lorsque je travaillais à la Scène Nationale de Foix et de l’Ariège, ce n’était point tout rose loin de là, une de mes collègues m’a dit un jour : “On ne verra jamais personne manifester pour la Culture.” C’est une phrase anodine qui me fait mal encore à ce jour. La Culture parait tellement futile alors qu’elle est Nécessaire et ce depuis la nuit des temps, preuve en est des peintures rupestres. 
Dame Loli Pop ajoute que les prisons aussi sont oubliées. En effet : c’est terrible tout de même ce lavage de cerveau que nous subissons et qui nous fait trouver “normal” tous ces manques voulus par les savonnettes sur ordres des parasites assassins-es.

Une dame arrête sa chariote près de nous afin d’offrir à Dame Bénédicte une broche en forme de Gilet Jaune.
Les gens partent manger petit na petit. Au bout d’un moment que je ne sais évaluer, l’une d’entre nous doit se ressourcer et mande à Dame Bénédicte si elle peut emprunter les lieux d’aisance de la permanence. Voilà notre petit groupe de huit, dont Messire Jean-Luc, qui s’achemine vers ladite permanence. Nous voici donc en la permanence parlementaire de Foix, nous sortons des chaises, du jus de raisins et des verres avant de nous installer confortablement à parler… politique. Nous rions beaucoup aussi !
Je le dis, le redis et l’écrit les Insoumis-es sont bavards-es : c’est un tel plaisir de refaire le monde avec la certitude que c’est possible ! 
Il est plus de 13h30, nous avons tout rangé, mais nous avons grand mal à nous quitter : nous passons un si bon moment. En chemin nous continuons de papoter avec Messire Jean-Luc, Dames Loli Pop et Ema Nuelle jusqu’à ce que nos chemins respectifs nous séparent. 

Je vais au petit carrefour :
La dame de la caisse me dit : ” Vous soufflez Dame Valérie.
– Oui, j’arrive de la manifestation. 
– Ah ! 
– Du temps que vous travaillez le samedi pour un salaire de misère, les gens qui ne travaillent point le samedi, les chômeurs-ses, les précaires et les retraités-es manifestent pour nos droits à tous-tes.”
Je crois que je jette un froid en l’échoppe… Sur ce, je fais quatre courses avant de rentrer en mon logis.

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