La mobilisation populaire déclenchée par le mouvement des gilets jaunes pourrait se vivre comme une véritable révolution citoyenne, étape supplémentaire aux bouleversements provoqués par les élections présidentielle et législative de 2017 marquées par une volonté de dégagisme.
Sûrs d’une majorité de députés dociles, le Président Macron et son gouvernement se croyaient autorisés à faire tout et n’importe quoi durant tout un quinquennat, sans même aucun regard autre que méprisant pour le peuple qu’ils sont pourtant supposés devoir servir. Avec leur vision très rabougrie de la démocratie, ils ont voulu nous faire croire que le peuple n’avait le droit de s’exprimer que tous les cinq ans et que, le reste du temps, il devait se contenter de subir. Mais heureusement, les gilets jaunes, finalement dans leur grande sagesse, sauront peut-être ramener nos dirigeants à plus de raison.
Les éditocrates de servitude ne l’ont (volontairement ?) pas remarqué mais l’important moment que vit aujourd’hui notre pays valide les thèses défendues par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise depuis plusieurs mois et montre, par exemple, toute la pertinence de notre proposition de référendum révocatoire qui aurait pu être d’une très grande utilité pour dénouer la situation actuelle.

En Ariège, le mouvement s’est fait puissant, obligeant même le pouvoir socialiste local à se souvenir soudainement de l’existence d’un peuple dont il ne se souciait pourtant plus guère depuis bien longtemps. Beaucoup de gilets jaunes occupent, inlassablement, ronds-points et péages au rythme des “Macron, démission !”. Naturellement, un grand nombre d’insoumis prennent leur juste part dans ces mobilisations populaires, tout en respectant l’esprit apolitique du mouvement. Il faut dire que la similitude de nombreuses revendications avec les propositions de notre programme L’Avenir en commun pousse, bien entendu, à cela. Des rencontres ont pu avoir lieu entre les gilets jaunes et nos deux députés. Bénédicte Taurine et Michel Larive pourront ainsi donner de l’écho à l’Assemblée nationale aux justes aspirations exprimées par les citoyens ariégeois.

Si ces derniers événements font naitre beaucoup d’espoir, ils ne fournissent encore aucune certitude quant aux débouchés politiques. Toutefois le pouvoir en place aurait tort de jouer sur le pourrissement du mouvement à l’approche des fêtes de fin d’année. Aucun répit ne lui sera accordé puisque nous sommes bien décidés à nous lancer dès maintenant dans la campagne pour les élections européennes du mois de mai qui pourraient constituer, pour beaucoup, l’occasion d’un premier référendum anti-Macron. Dans la perspective de ce scrutin, des initiatives sont en préparation dans différents groupes d’action ariégeois de la France insoumise pour inciter les gens à s’inscrire sur les listes électorales et leur expliquer toute l’importance pour chacun d’utiliser son bulletin de vote pour dire stop aux politiques d’austérité, somme toute identiques, de l’Union européenne et du gouvernement Macron/Philippe. D’autres actions sont également en gestation, qui feront de 2019 une année plus que jamais insoumise et combative, en Ariège comme dans toute la France !