La France insoumise mobilisée pour la planète

par | 30 Sep, 2018

RAMASSER LES DÉCHETS C’EST BIEN, NE PLUS EN PRODUIRE C’EST MIEUX.

Le 15 septembre 2018, nous étions une trentaine d’adultes et d’enfants à partir le long des canaux de Pamiers pour un grand ramassage des déchets sauvages dans le cadre du world clean-up day, à l’initiative de Pamiers en action. Les soutiens matériels de la municipalité et du SMECTOM ont participé au bon déroulement de cette action.

Cette journée était l’occasion d’attirer l’attention sur la quantité de déchets sauvages de toute sorte que nous abandonnons dans notre environnement quotidien et immédiat polluant les sols, les cours d’eau et les océans.
Cependant notre responsabilité va bien au-delà de cette action. Notre responsabilité est de ne plus produire de déchets et de nous fixer l’objectif commun du zéro déchet.

Agir sur notre manière de consommer

Les citoyens consommateurs que nous sommes peuvent agir en privilégiant l’achat de produits en vrac, en boycottant les produits à usage unique, à emballage plastique, en privilégiant les circuits courts, la production locale (maraîchage et vergers).
Réduire notre impact environnemental dès l’acte d’achat est un acte responsable et positif pour la planète que nous poursuivons en triant nos déchets, en les compostant ou les confiant à des recycleries.

Agir sur notre manière de produire

Les entreprises grandes ou petites, industrielles, commerciales, du bâtiment et de travaux publics, de services, agricoles sont aussi responsables de leurs déchets et doivent assumer leur responsabilité en mettant en oeuvre une politique écologique dont elles doivent financer le coût sans le faire supporter au consommateur. En cela elles prendraient leur part.

Agir sur la production

Cependant tous les déchets ne sont pas recyclables tel le plastique issu de la pétrochimie. Le plastique est présent dans la majeure partie des biens que nous consommons, sans que nous en ayons vraiment conscience. Emballages, bouteilles, ustensiles de cuisine, mobilier, appareils electroménagers, automobiles.

> Les industriels produisent 10 tonnes de plastique chaque seconde
– 1 tonne de plastique finit dans les océans toutes les 2 secondes.

> Le plastique n’est pas biodégradable
Le plastique n’est recyclable que dans une proportion infime : Coca-Cola qui produit des bouteilles en plastique ne les recycle qu’à hauteur de 7 %. Cela signifie que 93 % des bouteilles plastique produites par Coca-Cola ne sont pas recyclables.

> Le plastique se fragmente pendant des siècles sans disparaitre

> Le plastique pénétre dans les organismes vivants.

Le septième continent constitué de déchets plastique à la dérive dans nos océans est le résultat de notre système de production et de consommation dont les finalités sont le profit et l’accumulation sans limite.

La seule solution pour ne plus produire de déchets non biodégradables ou non recyclables est de NE PAS LES PRODUIRE.

Réduire, composter, réemployer, recycler, réhabiliter.

La France insoumise propose l’adoption d’une loi « zéro déchet » dans le cadre de la planification écologique. Il s’agit de fixer une trajectoire pluriannuelle de réduction des déchets, avec deux objectifs : division par deux de la production de déchets et « 100 % recyclable » pour les déchets restants.

Le niveau local (commune, quartier, voire résidence) doit être privilégié pour agir. Tout le tissu local doit être mobilisé : citoyens, bricoleurs du dimanche, associations, services de l’État et collectivités, ainsi que leurs agents.

• En savoir plus avec le livret de la France Insoumise : Déchets : nous n’en jetterons plus !

Financement local du traitement des déchets

Il faudra également adapter la tarification locale des déchets pour assurer un lien efficace entre les collectivités et les ménages. Nous nous proposons d’aborder rapidement ce sujet puisque d’actualité en Ariège où les élus semblent s’orienter vers une modification du statut du SMECTOM qui deviendrait un SPIC (Service public industriel et commercial) qui est une forme de gestion privée de service public soumise aux règles de droit privé et donc financée par une redevance d’enlèvement des ordures ménagères proportionnelle au service rendu et non plus par la taxe (recette fiscale) proportionnelle aux capacités du contribuable.

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